J'ai honte de ne pas l'avoir connu avant.
Pourtant, le thème post-apocalyptique est plus mon genre que le sien. Mais là, rien n'a voir avec le classique du genre, pas de mutant, de voitures à la Mad Max, de dernier rempart de la civilisation.

Pour ceux qui ne connaissent pas, un rapide résumé. Un homme et son fils errent sur les routes d'une Amérique dévastée. Les causes du désastre sont inconnues mais il est total, absolu. Forêts carbonisées, villes en ruines, ciel plombé de cendres masquant le soleil, hiver de fin du monde. Plus un animal, pas même un oiseau. Avec leur maigres provisions et quelques affaires dans un caddie de supermarché, le père et le fils se dirigent vers le sud, où ils espèrent trouver des températures plus clémentes. En route, ils n'échangeront que très peu de paroles. Pas par rancœur ou désespoir , mais comme s'il n'y avait plus d'histoire à raconter, comme si tout ce qui avait déjà été dit n'avait conduit nulle part. Car les rares être humains croisés sont comme eux : désespérés, terrifiés et affamés, certains ayant déjà sombré dans le cannibalisme depuis longtemps.
Ce livre est superbe, bouleversant, cru et brutal, sans artifices romanesques. Un livre à lire, peut-être un film à voir. Mais franchement, rien n'a jouer.
